Contre les fermetures d’écoles qui dévitalisent les villages et pénalisent les jeunes ruraux !
Dans nos communes rurales, l’école incarne bien plus qu’un lieu d’apprentissage : c’est le cœur d’un village, le lien entre les générations, une promesse pour l'avenir, un levier essentiel de solidarité et de cohésion sociale. Pourtant, à coups de suppressions de postes d’enseignants, de fermetures de classes et d’écoles, le maillage scolaire recule massivement depuis plusieurs décennies !
Pour 2026, c’est à nouveau 3.200 suppressions de postes d’enseignants qui ont déjà été annoncées par l’Education Nationale tandis que le Sénat souhaite aller encore plus loin et doubler ce chiffre.
Une politique menée au nom de la baisse démographique que connaît aujourd’hui la France mais qui risque de nuire durablement aux élèves des zones rurales et d’alourdir le bilan des fermetures d’établissements, qui s’élève à 5.500 en dix ans.
Fermer des classes face à la baisse démographique n’est pas une fatalité, c’est un choix politique qui résulte d’abord d’une volonté d’ « optimisation » et de « rationalisation ».
Nous pensons que ces mots ne devraient jamais primer sur l’intérêt des enfants, sur l’équité territoriale et sur le droit fondamental à un enseignement de qualité et de proximité.
Nous devons nous interroger : à quel moment devient-il dangereux de laisser cette tendance dicter l’organisation scolaire de nos territoires?
En milieu rural, une fermeture d’école, ou même de classe, a une résonance particulièrement lourde : des fratries scolairement éclatées sur plusieurs communes, des temps de trajet qui s’allongent, des inégalités scolaires accrues, un sentiment d’abandon décuplé.
Nous refusons que soient sacrifiés l’avenir de nos enfants, l’équilibre de nos villages et l’aménagement de nos territoires sur l’autel d’une logique comptable.
C’est pourquoi nous demandons qu’une nouvelle approche soit privilégiée : plutôt que de chercher à égaliser le nombre d’élève par classe, égalisons les temps de trajet, avec un objectif clair : aucun enfant ne devrait faire plus de 20 minutes de transports pour rejoindre son école.
En signant cette pétition, défendons l’égal accès de tous les enfants au premier des services publics en proposant un maillage scolaire plus juste, qui prend en compte le quotidien des élèves. Ils ne sont pas que des coûts, nos villages ne sont pas que des codes postaux.
Pour ces enfants, pour leurs familles et pour nos villages, préférons l’école qui rassemble à celle qui éloigne !