
Chaque année, nos élèves de troisième passent le fameux examen qui marque la fin de leurs années collège : le Brevet. S’il est (ou non !) source de stress pour eux, il est à chaque fois un vrai révélateur de leur progression personnelle et permet de mesurer à quel point nos méthodes pédagogiques fonctionnent.
L’année dernière, ils étaient 10 au Cours Clovis et 12 au Cours Aliénor (la première promo charentaise !) à passer le brevet. Et les résultats ont été au rendez-vous : 14 de moyenne dans notre établissement de l’Aisne, et 12,4 en Charente. Des résultats d’autant plus impressionnants quand on connaît l’IPS de nos élèves. Si l’on se fiait seulement à leur milieu social, ils auraient dû obtenir deux points de moins que ce qu’ils ont finalement décroché pour la Charente et 4,5 points de moins pour l’Aisne. Figurant parmi les 10% les plus socialement défavorisés de France, ils obtiennent ainsi les résultats des 10% les plus favorisés ! Des résultats qui constituent une preuve supplémentaire, s’il en fallait, que les méthodes pédagogiques mises en œuvre durant toute leur scolarité portent leurs fruits : petits effectifs, professeurs éducateurs, discipline positive, bienveillance et exigence…
Cette année, ils sont trois au Cours Clovis et cinq au Cours Aliénor à tenter la périlleuse épreuve. Loan, scolarisé en Charente prend la chose avec beaucoup de philosophie : “si je révise bien, je suis sûr que je peux l’avoir. Ça ne me stresse pas”. Son ami Léo est confiant lui aussi : “c’est juste le français qui est plus compliqué pour moi. Le reste, ça va. On a été bien préparé par nos professeurs, et nous avons eu beaucoup de suivi.” Tous les deux comptent partir en bac pro par la suite, le premier en stylisme et le second en programmation.
Savi, elle, est un peu plus soucieuse : “Je suis un peu stressée, mais je vais tout donner, donc il n’y a pas de raison que je le rate”. Depuis son arrivée au Cours Aliénor, elle a fait de gros progrès en histoire et en français. Et ce, grâce, selon elle, aux petits effectifs : “comme nous sommes dans de petites classes, nous progressons plus vite, car les professeurs sont plus disponibles. Et surtout, c’est comme une petite famille à l’échelle du collège, on se connaît tous, donc nous n’avons pas peur de poser des questions, d’avouer nos difficultés.” L’année prochaine, elle part en seconde générale car elle espère devenir… professeur d’histoire-géographie !