
À l’occasion de la rentrée scolaire, Excellence Ruralités dévoilait sa nouvelle enquête d’opinion réalisée en partenariat avec l’Institut français d’opinion publique (Ifop). Réalisé dans le but de mieux identifier les attentes des citoyens à l’approche des élections présidentielles et mettre en lumière les réformes prioritaires à opérer, le sondage révèle ainsi un attachement massif des Français à la cause éducative, malgré un sentiment très partagé d'invisibilité dans le débat public et d’urgence d’agir.
En effet, le premier enseignement marquant de cette étude, concerne l’unanimité des sondés sur l'importance du sujet éducatif : 88 % d’entre eux estiment que l’Éducation doit constituer un chantier prioritaire pour le prochain président de la République, une conviction exprimée avec une intensité toute particulière chez les plus de 50 ans et les cadres supérieurs, où elle dépasse les 90 %.
Malgré tout, selon les trois quarts de la population, ces enjeux liés à l’école ne sont pas suffisamment présents et valorisés dans le débat public national.
Une personne sur deux ne croît plus à l’égalité des chances par l’école
Peut-être plus grave encore, la promesse républicaine de l'égalité des chances par l'école ne convainc désormais plus que très timidement rapporte l’enquête. Si, donc, 52 % des sondés pensent qu'elle est encore possible, à peine 11 % en sont pleinement convaincus, tandis que 47 % estiment que l'école ne permet plus cette égalité.
Sur ce sujet, les jeunes et les actifs de 25 à 35 ans sont les plus optimistes tandis que les plus de 65 ans se montrent les plus critiques, témoins du changement qui s’est opéré et de la transformation progressive de l’école qu’ils ont connue.
Interrogés sur les réformes prioritaires à mettre en œuvre par le futur exécutif pour redresser la situation, les sondés plébiscitent très nettement deux leviers : d’abord recentrer les programmes du primaire sur les savoirs fondamentaux pour 48 % d’entre eux – et jusqu'à 56 % chez les seniors. Ensuite, réduire le nombre d’élèves par classe, pour 47 % des Français.
Savoir fondamentaux, effectifs et éducation prioritaire au coeur des réformes
Des attentes d’autant plus intéressantes qu’elles rejoignent des initiatives déjà mises en place depuis de nombreuses années dans les établissements Excellence Ruralités, avec des effectifs de quinze élèves par classe maximum et un renforcement de l’accompagnement pédagogique consacré au savoir fondamentaux.
Pour finir, plus de trois Français sur quatre se déclarent aujourd'hui favorables à ce que les moyens de l’éducation prioritaire ne soient plus ciblés en particulier sur les Quartiers de la Politique de la Ville (QPV), mais affectés à l'ensemble des établissements confrontés aux plus grandes difficultés scolaires, permettant d'inclure les bourgs et territoires ruraux jusqu'alors oubliés. Là encore, en cohérence avec les travaux menés par Excellence Ruralités.
Repris dans de nombreux médias, ces différents chiffres, ainsi que l’avenir de l’école, ont également fait l’objet d’une discussion croisée entre Jean-Baptiste Nouailhac et François-Xavier Bellamy, député européen et professeur agrégé de philosophie.
Pour lire l’enquête dans son intégralitée :
https://www.ifopgroup.com/article/la-promesse-scolaire-en-question-ce-que-les-francais-attendent-encore-de-lecole/